Total Pageviews

Tuesday, 30 April 2013

Barramundi ou aborigène, qui est le plus dangereux?!

Nouvelle journée de transfert pour nous rendre à notre dernier bungalow des vacances dans le Parc National de Lichtfield.
 
Avant le départ, nous retournons aux sources d'eaux chaudes que Paul n'a pas pu voir faute d'énergie.

Un paysage aquatique renversant nous y attend!



Les enfants en profitent pour mettre les pieds dans l'eau,
malgré l'interdiction formelle des parents...


Bye bye Mataranka!
 
 
 
 
 
 
 
... Allez Luna, on y va!
 


On s'arrête très vite pour aller observer le nourrissage des barramundis (énormes poissons qui peuvent atteindre jusqu'à 2m et peser jusqu'à 60 kg!).
Notre pêcheur a tout de l'Australien moyen, de l'accent jusqu'au chapeau de cow-bow. Et quand il parle, on ne peut s'empêcher de se regarder en pouffant avec Marc, ne comprenant pas la moitié de ce qu'il dit.
Marc fait moins le malin quand il s'agit de passer aux choses sérieuses. Les pieds dans l'eau, un morceau de poisson à la main, il attend le monstre qui guette à quelques dizaines de centimètres de sa main.... Et tout à coup, on entend un cri aigü qui trouble la quiétude du lieu (et perce nos tympans aussi!). Non, les barramundis ne crient pas. Il s'agit bien de mon mari, qui fait usage de sa voix de castra associée à ses plus grandes frayeurs!
Le mouvement de recul était chouette à voir aussi. Heureusement que notre ami pêcheur avait prévenu de ne pas enlever la main si l'on ne veut pas risquer de se faire mordre!
 
Nous reprenons la route jusqu'à Katherine, 100 km plus loin. Paul a alors une grande idée : prendre en photo une vieille dame aborigène à la coupe de cheveux hirsutes, assise avec d'autres sur le terre-plein au milieu de la route principale de la ville.
Je l'accompagne, un peu gênée, et c'est un Papou très relax qui, tout sourire, s'asseoit à côté de la dame en lui enlaçant les épaules.
Le temps que je comprenne comment activer le flash, le monsieur de la dame commence à se réveiller, à s'énerver, à la bousculer, et finit par nous envoyer de très cordiaux "fakoff"!!! Pas besoin d'être bilingue pour comprendre qu'il vaut mieux laisser tomber avant de s'en prendre une...!

Nous reprenons la route pour à nouveau 100 km jusqu'à Pine Creek. Vous vous souvenez, le bled pommé au milieu de nul part mais avec un resto plein d'mabiance et une piscine!
On a décidé d'y refaire notre halte du midi pour faire plaisir à Marc qui veut goûter du crocodile (au menu de l'autre jour, mais pas aujourd'hui malheureusement).
En fait, le bled a poussé à cet endroit juste à cause de l'or qui s'y trouvait! Tout s'explique!

Cette fois, l'ambiance est moins festive malgré quelques buveurs de bière.
 
Les enfants vont donc devoir animer un peu le lieu. Allez les musiciens, tous au piano!

Défoulez-vous bien, parce qu'on a encore 200 km à faire en voiture!


Je trouve la végétation plus désolée que dans le Parc de Kakadu où tout était beaucoup plus vert. C'est notamment lié aux feux de forêt qui calcinent les arbres et roussissent les feuilles. On voit même un peu de fumée au lieu. Brrr, c'est pas très rassurant tout ça!

En fin d'après-midi, nous allons découvrir les termitières magnétiques, dont le sommet dentelé est orienté selon un axe Nord-Sud et sert de sépulture pour les termites.

Elles sont beaucoup plus grandes que celles que nous avons vues jusqu'à présent!


Et c'est encore à la nuit que nous arrivons à notre camping. Cette fois, notre "bungalow", ou plutôt notre "tente sur pilotis" est moins luxueuse et nous devrons la partager avec une armée de moustiques affamés.

D'un autre côté, on se dit qu'après 4 nuits comme ça, on sera finalement contents de rentrer à Sydney!
 

Monday, 29 April 2013

Drôles d'oiseaux et animaux en tous genres

Au réveil, les enfants vont dire bonjour à la grosse vache qui lambine près de notre bungalow. Il faut décidément peu de choses aux enfants pour s'extasier, n'est-ce pas?!
 
Les adultes, eux, s'enthousiasment à la vue des kangourous qui traversent la route!
 
Paul, j'ai gagné mon pari, j'ai réussi à imortaliser cet instant en photo!
L'aventure commence avec une route encore inondée avec 20 cm d'eau à traverser.
 
 

 
Puis nous voilà partis pour une randonnée de 4,2 km aller simple le long d'une rivière qui ressemble plus au Nil qu'aucune autre rivière d'ici.


En chemin, nous croisons de drôles d'oiseaux encore inconnus des scientifiques. Décidément, l'Australie recèle encore des trésors insoupçonnés, et nous faisons aujourd'hui figure de pionniers ;-)
 
Puis c'est une grappe de jolis papillons qui nous laisse extatiques!
 
 
Les enfants ne se laissent pas perturber par toutes ces découvertes. Les pieds sont bien sur terre et les estomacs crient famine.
 
Les crocs retroussés, se sont deux fauves qui se jettent avidemment sur la poire de Papou.
 
Le pauvre n'en verra quasiment pas la couleur!
 
 
 
 
 
 
 
 
Allez, c'est pas tout ça mais il faut repartir, parce qu'on va se taper les 4,2 km dans l'autre sens sous un cagniard pas possible!
 
On ressort de notre cachette secrète où l'on avait mangé à l'abris des regards (peut-être pas ceux des crocos, mais bon...!).
 
On marche..., on marche..., et on marche encore...
On s'arrête, on boit un coup, on repart.
 
Je vois un papillon et je me dis "tiens, je vais le prendre en photo!" Et là, c'est la montée d'adrénaline. Non pas à cause du papillon, mais de l'appareil photo qui a disparu!
 
Je refais le film à l'envers et réalise que je l'ai oublié à l'endroit où l'on s'est arrêtés pour boire, au bord du chemin. Quant à dire si c'est loin ou pas, aucune idée!
 
Allez, je laisse le sac-à-dos, je me tape un sprint qui s'avère finalement une course-marche rapide de 3 km! Alors qu'il nous restait moins d'un kilomètre jusqu'à la voiture, il m'a fallu revenir jusqu'après le panneau des 2 kilomètres!
 
La poisse, on a croisé un couple qui s'est arrêté au panneau et est revenu dans l'autre sens (je les ai croisés mais ils n'avaient rien trouvé, ces fainéants).
 
Bon l'essentiel, c'est que j'ai retrouvé l'appareil, ça confirme ma bonne mémoire photographique, et j'en profite même pour prendre en photo un drôle de nid jonché de coquilles d'escargots. Ah alors?! On était passés deux fois à côté sans le voir, et j'ai donc bien fait de refaire ce bout de chemin une fois de plus!
 
 
Nous finissons la journée dans les sources d'eau chaude ("hot springs") où les enfants s'amusent à sauter du bord ("one two three, jump!").
 
 
 
Puis nous nous arrêtons au au magasin du coin pour essayer de trouver de la viande à manger. Les hommes sont en manque et râlent que je ne les nourris pas assez. Il est vrai que Papou semble avoir s'être un peu affiné!
 
 
Esteban trouve un papillon mort qui rejoindra sa boîte à trésors. Finalement, c'est plus facile pour le prendre en photo!
Sur le chemin du camping, nous apercevons des aborigènes sur le bord de la route. On se demande pourquoi ils sont à cet endroit là, au milieu de nul part, et ce qu'ils font de leurs journées.
Arrivés au camping, Marc et moi nous jetons sur une bonne bière fraîche (bon, faut que j'arrête, on va passer pour des alcoolos!). Mais ça vaut quand même la photo, Marc qui se prend pour un bon australien dans le plus mauvais sens du terme!

Sunday, 28 April 2013

Nitmiluk => Mataranka

Nouvelle journée de transfert vers Mataranka. Nous quittons Nitmiluk et son camping si agréable (je m'y suis sentie chez moi dès la première heure) pour reprendre la route en passant à nouveau par Katherine. On s'y arrête pour faire les courses et l'on repart vers le sud à une centaine de kilomètres.


Nous arrivons juste à temps pour la visite de la grotte de Cutta Cutta ("beaucoup d'étoiles" en langue aborigène).
 
 
Elle n'est pas exceptionnelle mais nous y découvrons néanmoins des formations calcaires que nous n'avions jamais vues auparavant.




 
Dans la voiture, les enfants se tiennent à carreau avec Papou à l'arrière.

J'en profite pour essayer de faire la photo du plus beau gros camion que l'on croise!




Eh voilà! On est déjà a Mataranka!!! Trop faciiiiile!

Notre camping est situé juste à côté d'un champs de termitères.
 
On s'installe, et on abandonne Papou qui n'est pas au top de sa forme. Décidément, la chaleur a encore eu raison de lui...
 
Il va pouvoir se reposer au calme pendant qu'on part à la découverte des sources d'eau chaude à 15 min à pied du camping ("bitters springs").
On a pris les frites comme on nous l'avait conseillé, et l'on comprend mieux leur utilité en arrivant sur place. Il s'agit de se laisser glisser dans ce faible courant, au milieu d'une végétation sauvage.
 
Bon, c'est pas tout ça mais il va falloir aller retrouver notre Papou et le nourrir un peu!
 

Saturday, 27 April 2013

Une journée glandouille, ça fait du bien parfois!

Ah, si mon fils avait été bien luné...!
 
Ce matin, Paul et Marc partent pour une virée de 4h en bateau dans les gorges. De mon côté, je ne me sens pas le courage de devoir courir encore après les enfants sur un bateau, notamment pour éviter que Luna ne passe par dessus bord. J'en profite pour rester avec mes monstres au bungalow, pour nous reposer un peu et profiter de la piscine qu'ils ont tant apprécié hier soir!

Mais visiblement, la piscine avec maman, c'est pourri. Esteban s'est à peine trempé, est ressorti et n'a plus voulu y remettre les pieds. Alors au bout d'une heure, on retourne au bugalow. Ah c'est sûr qu'avec papa, on se marre plus, bande de saligots!

En début d'après-midi, Esteban nous fait une crise et refuse d'obéir. Il se met dans un état pas possible et je finis par le coucher dans son lit de force... où il s'endort très rapidement.

Avec Luna, on en profite pour aller découvrir les petites bébêtes multicolores qui se regroupent en masse sous les feuilles de l'arbre derrière le bungalow.



Luna s'éclate à les faire s'envoler et on passe un moment sympa à la regarder.
 
 
En fin d'après-midi, nous partons pour une petite rando dans le coin, et monter à un point de vue pour assister au coucher du soleil.

Esteban fait encore sa tête de lard et n'arrête pas de dire qu'il veut être devant, mais il refuse de quitter son père qui est derrière. Il ne supporte pas que je parte devant sans l'attendre, et néanmoins il ne veut pas que je lui tienne la main. Mais comment on peut être aussi tête de mule?!
 
 
Pour essayer de la dérider, Papou fait le pitre mais ça n'a pas vraiment d'effet.
 
 
 
Il refuse même de me regarder quand je prends une photo, et ce qui aurait pu être une des plus belles photos de mes deux hommes est finalement gâché.
Tant pis, je me contenterai des paysages...