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Wednesday, 11 January 2012

Vendredi 06 janvier : une journée ennuyeuse...

Une journée ennuyeuse pour moi, qui reste à l’hôtel avec les enfants pendant que Marc poursuit diverses démarches administratives. J’en ai déjà ma claque, du parc à jeux à côté de l’hôtel !
Heureusement, nous avons une soirée barbecue (BBQ) avec nos « nouveaux amis » Sonia et Garry, les parents de Benjamin. Sonia nous a préparé un dîner sophistiqué, avec le souhait de nous faire découvrir la tradition australienne au travers du barbecue, mais également avec des salades équilibrées et délicieuses. Le must : un dessert à tomber par terre (cf photo ci-dessous).

Tous deux parlent assez clairement et c’est agréable de passer une soirée avec des anglophones en arrivant néanmoins à les comprendre et se faire comprendre, et même de s’amuser en comprenant l’humour de Garry ! Il nous imite l’accent australien et nous comprenons pourquoi nous sommes parfois largués avec certaines personnes.

Bilan de cette soirée :
-          Un moral qui remonte en flèche.
-          Nos deux enfants qui se sont bien amusés ensemble, malgré la différence d’âge. Les parents de Benjamin heureux de voir leur fils s’éclater avec un autre enfant, apparemment c’est la première fois qu’il s’amuse ainsi !
-          Nous repartons avec un transat pour Luna et des livres en anglais pour Esteban.

Jeudi 05 janvier : la note salée du médecin

Matin : rendez-vous chez le docteur pour les allergies d'Esteban. Sonia m'a donné les coordonnées de son docteur et elle se révèle très douce, à l'écoute, patiente et très sympa. On a de la chance!!!
Après la consultation, Marc en profite pur lui demander si elle a encore 5 minutes pour regarder sa gorge qui lui fait mal. Le pauvre chaton, il a la gorge qui picotte un peu! Bien sûr, le docteur a le temps, dès lors que Marc retourne s'inscrire à l'accueil, puis elle lui regarde la gorge en 3 secondes après quelques questions idiotes histoire de montrer qu'elle s'intéresse à lui. Tout ça pour lui dire qu'il n'a rien de grave et qu'elle ne peut que lui conseiller de s'acheter du strepsil à la pharmacie.

Bilan des courses : une facture de plus de 120 AUD pour permettre à ma chochotte de mari de se faire plaindre par un médecin!

Puis nous visitons 2 maisons qui nous dépriment encore un peu plus concernant nos chances de trouver la maison de nos rêves.

L'après-midi, nous nous "imposons" à l'école Motessori car faut pas déconner, la directrice en vacances ne répond pas à nos mails et les personnes que nous appelons à l'école ne sont pas capables de nous recevoir sans son accord! Sachant qu'Esteban est censé commencer lundi, nous prenons le taureau par les cornes et nous y rendons sans prévenir personne.
Pour finalement décider d'inscire Esteban à l'autre école, d'une part en raison des horaires plus étendus qui me permettront de trouver un travail plus facilement, et d'autre part par crainte de voir notre enfant parler anglais avec un accent indien. Enfin, parce que la Kids Academy accueille des enfants de toutes cultures et il semble y avoir un bon mixage culturel, contrairement à l'école Montessori où il n'y a que des indiens et un ou deux enfants "blancs".

Mercredi 04 janvier : visite de maisons ... pourries

Aujourd'hui, nous démarrons la journée enthousiastes à l'idée de visiter des maisons et de peut-être découvrir notre futur nid pour notre petite famille!
Nous faisons 5 visites et l'enthousiasme s'amenuise à chaque nouvelle maison. Toutes plus pourries les unes que les autres.

Découvertes anthropologiques :
- Les australiens adorent la moquette et les cuisines des années 70'.
- Ils habitent parfois dans des maisons en plastique posées sur pilotis (des mobils-home améliorés, quoi!)
- Ils doivent choisir entre clim ou pas clim, chauffage ou pas chauffage (et si chauffage, amener leurs radiateurs!).

Pour nous consoler de cette journée infructueuse, nous découvrons avec joie la 2ème dent de Luna, alléluia! Faute de mieux, on se réjouit avec ce qu'on a...

Mardi 03 janvier : encore de la plage!!!

Ce matin, nous visitons l'une des deux écoles où nous avons inscrit Esteban, histoire qu'il voit un peu ce qui l'attend lundi. La "Kids Academy" est plutôt bien organisée mais les enfants semblent passer beaucoup de temps dehors. C'est plus la récré qu'une école où l'on apprend des choses. Mais bon, cela semble le lot de toutes les "child day care" ici. Mais pour le coup, le prix de 81 AUD la journée me reste en travers de la gorge, si c'est juste pour qu'Esteban s'amuse dans un bac à sable et enfile 3 perles sur un fil.

Bilan : pour faire des enfants en Australie, il faut soit être plein aux as, soit être femme au foyer et attendre les 5 ans de son enfant pour le mettre directement à l'école sans l'inscrire au préalable à la pré-school. Nous ne sommes ni l'un ni l'autre, et nous avons fait le choix de faire pleurer notre porte-monnaie pour le bien de notre fils et la santé mentale de sa mère.

Ensuite, nous nous rendons à Terigal, une petite ville à 50km plus au Nord de Hornsby, et donc encore plus éloignée de Sydney, où habite le chef de Marc chez qui nous allons récupérer les 2 valises que Marc a laissées lors de son voyage du mois de novembre.
Je jubile à l'idée de retrouver mes shorts, après une semaine en jean's!

Notre maîtrise de l'anglais est encore approximative et ne nous permet pas de comprendre  les nuances de langage, mais Marc l'a néanmoins joué rusé face à son chef qui nous avait envoyé par mail le message suivant :
"We can go for lunch".
=> Doit-on comprendre que nous sommes invités à manger chez lui avec sa femme, sa fille, et que nous allons débarquer tous les quatre? Ou alors Marc doit-il s'attendre à un déjeuner de boulot en tête à tête avec David, son chef? Chez lui? A l'extérieur??
Pour éviter les impairs, Marc répond :
"Be ready to see a crazy french family!"
=> David ne sera donc pas surpris de nous voir débarquer tous les 4, mais nous le serons en découvrant que sa femme travaille, qu'il n'a rien préparé et nous propose juste un verre d'eau avant de ressortir et nous emmener déjeuner dans un super resturant de fruits de mer au bord de la plage, où la cuisinière est française.

Après 15h, David retourne bosser chez lui, sur sa superbe terrasse en plein soleil, et nous nous rendons sur la plage, où Esteban est tout excité. Enfin il peut faire des "châteaux de sable" et sauter dans une petite "piscine" creusée dans le sable.
Moi, en mère consciente du trou de la couche d'ozone, je reste assise à l'ombre, à surveiller ma fille qui bouge comme un ver et refuse de rester tranquillement dans la tente anti-UV prévue à cet effet. C'est chiant, la plage!!!

Wednesday, 4 January 2012

Le 2 janvier : allez, encore une journée off, histoire de nous remettre de nos émotions.

Les agences immobilières ne ré-ouvrent pas avant demain, alors nous n'avons plus rien d'autre à faire qu'à attendre cette date pour nous mettre à chercher une maison.

On repart à Sydney pour découvrir le Royal Botanical Garden. On tombe nez-à-nez avec une jolie araignée de 4cm accrochée à son fil par une patte, et qui pendouille d'un arbre. Un peu plus et on se la prenait sur la tête!
L'endroit est idéal pour avoir la plus belle vue de Sydney, ses buildings et sa baie.
On est aux anges.

Le 1er janvier 2012 sur la plage

Aujourd'hui est un jour férié, et nos obligations liées à notre installation devrons attendre un prochain jour. Nous en profitons pour faire les touristes et nous rendons en train à Sydney. Le temps est magnifique et idéal pour découvrir la baie : nous prenons un ferry pour nous rendre à Manly, la "station balnéaire" qui se trouve à 11km au nord de la baie. La traversée est magnifique, et même si nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, nous profitons à fond de cette journée aux airs de vacances.

Marc veut se la jouer "Indiana Jones" en nous emmenant marcher sous un cagnard pas possible dans un parc national, mais l'échelle du plan de son iphone s'avère beaucoup plus grande que prévue, et nous choisissons de suivre une route qui nous mène à la première plage possible : une jolie petite crique où deux aussies sympas nous aident à descendre la poussette.
Esteban s'éclate dans l'eau couleur rouille qui s'écoule jusqu'à la mer, puis se révèle traumatisé quand son père lui montre les petites bêtes qui y nagent. Luna et moi restons sagement à l'ombre, sur une serviette, envahies par les fumées du barbecue de nos voisins.

Bilan de cette journée : on ne pensait pas aller à la plage, mais la plage nous a rattrapée.
Enseignement tiré : toujours sortir avec son maillot de bain!

Sunday, 1 January 2012

Le 31 décembre 2011 : deux copines de parc et un réveillon en toute sobriété

Ce matin :
Pendant que Marc court entre la préfecture pour la carte grise, le magasin de siège auto et le concessionnaire pour récupérer la voiture, je ronge mon frein au parc avec les enfants. Je fais la connaissance d'une maman australienne d'un petit garçon de 20 mois à qui Esteban ne veut pas prêter ses camions, et une maman chinoise qui a vécu 4 ans à Boulogne! Le monde est petit. Et voici notre 1er échange de n° de téléphone : Sonia, la maman australienne, nous propose de l'appeler si besoin de quelque chose! Globalement, les gens ici sont plutôt sympas et ouverts et notre impression est très positive à ce sujet.

Réflexion personnelle : je dois avoir l'air très bête, à m'extasier au parc à chaque fois qu'un cacatoès ou un perroquet passe au dessus de nos têtes. Les gens d'ici n'y prêtent même plus attention! En tous les cas, j'espère ne jamais devenir "blasée" des belles choses que la nature nous offre.

Réveillon or not réveillon?
Après la sieste interminable de l'après-midi et la petite balade dans la forêt alentour, nous voilà partis pour notre virée quotidienne au centre commercial à 20h00 passées. Le but étant de trouver de quoi réveillonner "dignement" et de subvenir à nos besoins alimentaires demain.
A 21h00, nous remplissons le grand coffre de notre Toyota Camry avec nos nombreux sacs en plastique : bière, cidre, crevettes et pseudos fromages agrémenteront notre mini-réveillon qui s'achève à 23h00!!! Pour les voeux, on verra ça demain matin...

Réflexion et angoisse personnelle : nous sommes dans le pays de la consommation à outrance, et rien que d'observer la quantité de plastique utilisée à tout va et allègrement gaspillée me rend malade.
Au supermarché, je suis restée choquée de voir le caissier jeter les 4 sacs en plastique que je m'étaient efforcée d'économiser en lui tendant mon super sac de course "Paris", et en optimisant les sacs qu'il avait déjà remplis. Certes, il y a un vrai travail de sensibilisation à faire à ce sujet, mais la tâche me semble d'une ampleur démesurée...

Le 30 décembre 2011 : La matinée appartient à ceux qui se lèvent tôt...

4h15 : Luna se réveille, suivie d'Esteban qui déboule dans notre chambre en réclamant ses céréales du petit-déj. Décidément, on n'a pas encore vaincu le décalage horaire...
Comme la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, nous décidons d'en tirer parti et nous levons à 5h00.
7h00 : après avoir pris notre temps, nous sommes les premiers sur le pont!
Objectif : aller à quelques km visiter un concessionnaire auto qui pourrait avoir des voitures intéressantes pour nous. Les rues sont désertes mais il fait déjà grand jour, et nous décidons de passer par un détour pour éviter la grande route pas agréable du tout, au moins au début. Nous nous retrouvons dans le quartier résidentiel de Hornsby, très vallonné (de l'ultra sportif avec la poussette), très vert. On a l'impression que des rues ont été tracées puis des maisons posées au milieu d'une forêt luxuriante.
9h00 : Nous arrivons à la concession automobile après finalement avoir pris le train pour deux stations. Nous essayons deux voitures, négocions âprement et signons pour l'achat d'une voiture 1000 $ de moins que le prix indiqué. Nous voilà propriétaire de la voiture la plus vendue en Australie, une Toyota Camry! C'est grand, lourd, moche, d'une couleur par terrible, mais c'est LA voiture familiale par excellence et je me vois déjà mettre notre immense tente dans cet immense coffre pour partir en week-end!

11h30 : le vendeur nous ramène avec une autre voiture à l'hôtel : impossible de repartir avec la nôtre sans les sièges enfants réglementaires. Marc viendra récupérer notre bijou demain matin.

Nos impressions du matin :
- Nous sommes heureux d'être enfin M. Tout Le Monde Australien, et l'achat d'une voiture automatique nous rendra finalement la transition de la conduite à droite plus facile.
- Marc trouve que tout est plus facile ici qu'en France. Le vendeur de voiture l'a emmené jusqu'à la banque pour pouvoir débloquer l'argent de l'achat, et on apprécie ces commodités.
- Notre matinée a été fructueuse et le dicton s'avère juste.

Déjeuner : une bonne plâtrée de pâtes pour recharger les batteries et poursuivre notre journée sur la même lancée! Esteban se goinfre et retrouve enfin le sens des repas normaux.

Après-midi : nous voilà comme de coutumes dans notre centre commercial préféré, avec pour objectif l'achat d'un "réhausseur" pour Esteban, et la finalisation de notre achat d'abonnement téléphonique.

1- Nous découvrons avec dépit que la loi australienne a changé depuis 2 ans et que notre siège auto si vaillamment transporté de France n'est pas homologué. Il nous faut donc acheter un siège qui coûte les yeux de la tête pour Luna, et un autre (qui n'a rien d'un réhausseur mais tout d'un énorme siège auto, le prix également) pour Esteban, avec en plus le matos qui va avec avant ses 4 ans!!! Nous allons réfléchir, et déciderons finalement de rouler dans une certaine illégallité en attachant Esteban dans un siège homologué à partir de 4 ans (avant, la loi stipulait 14 kg et notre chérubin en fait 15, alors on se sent légitimes), et d'utiliser le nôtre pour Luna jusqu'à ce qu'on trouve un modèle d'occasion digne de la dure loi australienne.
2- Nous signons nos abonnements de téléphone, mais Marc découvre après coup que son iphone a été bloqué par Bouygues Telecom et que je ne pourrai pas l'utiliser.Mince, j'ai volontairement choisi un abonnement sans téléphone pour récupérer son iphone!
Alors que je me couche relativement tôt avec les enfants, mon informaticien de mari passera quelques heures sur internet pour tenter de débloquer le téléphone, sans succès ;-(

Nos impressions de la 2ème partie de la journée :
- Rien ne sert de partir à point, des embûches peuvent remettre en cause nos projets!
- Nous voilà officiellement en train d'enfreindre la loi australienne, mais nous nous sentons psychologiquement légitimes de le faire.
- Fuck Bouygues Telecom!!!