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Monday, 22 April 2013

Découverte d'un billabong et de sa faune

Ce matin, nous partons pour découvrir un observatoire d'oiseaux! Sur le bord de la route, nous croisons un dingo tout seul, puis une famille de 3 avec des petits!


L'observatoire se révèle moins enthousiasmant:
aucun oiseau, et le sentier de randonnée proche de l'observatoire est fermé ;-(
 
Pour compenser leur grande frustration (les hommes ont décidément des fourmis dans les jambes!), Paul et Marc décident de retourner à pied jusqu'à la route principale, tandis que je les y retrouve en voiture avec les enfants.
 
Ils ne voient rien de spécial sur cette portion de route de 2 km, mais ils sont juste contents d'avoir marché un peu!
On va y aller un peu molo aujourd'hui, compte tenu de la chaleur. On a décidé d'emmener les enfants à la piscine à l'heure la plus chaude, et Paul nous fait comprendre qu'on peut y aller sans lui.

Marc est presque dégouté de découvrir une piscine olympique dans ce bled du bout du monde où il n'y a pas un chat! C'est presque du gâchis! Le mec à la caisse a l'air de bien se faire chier. Les journées doivent être longues quand il n'y a rien à faire...
 
 
 
Nous passons 2h à la piscine, y pique-niquons et les enfants s'en donnent à coeur joie. Marc fait le crocodile
En fin d'après-midi, nous partons pour une croisière en bateau sur Yellow Water, l'un des billabongs* qui va nous permettre de découvrir la faune environnante.
 

* Billabong : en langue aborigène, un billabong est un méandre mort, qui se forme généralement quand le cours d'une rivière change.
C'est un point d'eau qui ne s'assèche jamais et toute la vie animale se regroupe autour des billabongs en saison sèche pour survivre dans un climat difficile.
Le plus fameux des billabongs est sûrement celui chanté dans la célèbre chanson australienne Waltzing Matilda, considérée comme l'hymne non-officiel des Australiens : « Once a jolly swagman / camped by a billabong… ».
 
 
 
 
On découvre notre premier crocodile à quelques mètres du bateau!

Des oiseaux en tout genre...






.... puis un autre croco!

Un pauvre petit oiseau à crête rouge, qui se met à piailler quand on s'approche de son nid flottant!




Des aigles pêcheurs à tête blanche...

A 19h20, on assiste à un magnifique coucher de soleil...



Et les enfants dans tout ça?
Luna a juste failli passer par dessus bord 2 ou 3 fois, vu qu'elle ne tient pas en place et qu'il faut tout le temps être derrière elle...
Esteban, après avoir vu ses 2 premiers crocodiles, s'est finalement assis calmement pour faire son coloriage. C'est bien la peine de voyager au fin fond de l'Australie!
Quant aux grands, ils sont très contents de leur coucher de soleil, même si le retour dans la nuit jusqu'au camp où nous avons laissé la voiture s'effectue avec les premiers moustiques du coin!

Sunday, 21 April 2013

Peintures rupestres aborigènes et Cie

Ce matin, direction Nourlangie, un site aborigène qui se trouve à environ 30 km de Jabiru.
En chemin, on découvre un panneau indiquant qu'il faut faire très attention à cause des crocodiles, et éviter de se baigner.

Tandis qu'un autre panneau barre une route pour la même raison.
 
C'est vrai qu'on est encore en fin de saison des pluies, et que la plupart des routes ou chemins sont encore inaccessibles soit en raison des inondations, soit à cause des crocodiles.
Pendant le mois de mai, les rangers auront repérés où se trouvent les crocos et ils les déplaceront dans les trous d'eau encore existants, où ils resteront jusqu'à la prochaine saison des pluies. Ils peuvent alors ré-ouvrir les sentiers et les gens peuvent se baigner sans crainte dans les rivières!
 
Du coup, c'est pas un croco qu'on croise, mais un petit lézard. Ici, ils ont la tête orange!

Sur le site de Nourlangie, nous admirons nos premières peintures rupestres au gré d'une agréable petite balade d'un km et demi.
 
Mais il fait déjà très chaud et je me demande comment on va finir la journée!


On se rend compte qu'on n'a pas pris assez d'eau compte tenu de la chaleur, et à midi nous repartons direction Jabiru pour nous arrêter quelques kilomètres avant au Visitor Center (le centre d'information du Park de Kakadu). L'endroit est ombragé, on trouve de l'eau, et après avoir jeté un oeil à l'exposition, on se réfugie dans la salle de cinéma climatisée où sont projetés des films sur le parc. Papou en profite pour piquer un petit roupillon, allongé sur 3 sièges, au frais!
 
Puis nous repartons pour Nourlangie où il s'agit pour les 2 grands Psaïla d'écumer le site. Objectif : faire toutes les randos ouvertes!!!
 


En fin d'après-midi, nous nous rendons à un endroit que seul Paul prend en photo : un marécage d'eau stagnante et boueuse. L'endroit est désolé et sans intérêt, mais Paul y découvre peut-être une once de poésie insoupçonnée...
Sur la route, nous nous arrêtons pour découvrir notre premier jabiru. Le nom de la seule "ville" de Kakadu où l'on dort est en fait le nom de ce grand échassier symbole du parc.


Nous terminons la journée par une petite rando de 3,5km qui nous mène à d'autres peintures rupestres.

Des poissons, un voilier témoignant de la rencontre des aborigènes avec les premiers colons européens, des mains qui rappellent celles d'Esteban et Luna à la Kids Academy!
"Là, c'est la Kids Academy aborigène!" Explique Marc à Esteban.
Retour à 18h45 avec les jolies lumières du soleil déclinant.
Luna déborde encore d'énergie et on la croirait partie pour un 10km! Quelle allure!
Vous remarquerez aussi le T-shirt et short mouillés qui aide à supporter la chaleur encore très forte à cette heure du jour!


19h00 : Tiens, il fait encore jour, avec encore du soleil, alors qu'il fait déjà nuit depuis une heure à Sydney, hey hey hey!
 
Au retour, on aperçoit une compagnie de sangliers!
 
Puis au loin,  3 cacatoës noirs (ceux avec une queue orange magnifique). Ce sera la dernière image de cette belle journée.
 
Paul nous fait son premier coup de chaleur en rentrant à la maison exténué. Il s'allonge aussitôt rentré et part se coucher comme les poules... Ah, c'est plus ce que c'était, les Psaïla capables d'affontrer la Tunisie en plein mois d'août par 40°C à l'ombre!

Saturday, 20 April 2013

Darwin => Kakadu Park

Aujourd'hui c'est journée de transfert. Pendant que les hommes et les enfants s'amusent à la piscine, ... la femme prépare les valises. Non, chuis mauvaise langue. Les garçons viennent un peu m'aider quand même!
 
Nous quittons enfin Darwin pour nous rendre pour 5 nuits dans le parc national de Kakadu à 280 km.
 
Les enfants sont patients dans la voiture (même si Paul les trouve parfois difficiles à supporter!), et nous faisons le trajet sans encombre, avec une halte à l'heure du déjeuner dans une station service. Chouette! notre première impression de l'outback!!! Il faut dire que nous voyons défiler les kilomètres sans aucune trace de civilisation, et nous sommes heureux de nous arrêter dans ce "Bagdad Café" remplis de gros routiers la bière à la main!
 
Je fais un peu pupute avec mon sarong autour du corps et rien d'autre. C'est limite indécent, mais c'est tout ce que j'ai trouvé à me mettre. Parce qu'après avoir bouclé les valises ce matin, j'ai réalisé que je n'avais même pas gardé de quoi me mettre sur le dos pour la journée! Paul se moque de moi et il a bien raison. Mais la chaleur rend tout humain indulgent face à une jeune femme plus ou moins dévêtue, et je passe finalement inaperçue...
 
Nous arrivons dans notre bungalow et l'ambiance est au foot, ce soir! Pendant le repas du soir, tout le monde semble scotché devant la TV, bravo l'ambiance! Paul nous apprend même quelques règles de ce sport bizarre, honte à nous!

Après le repas, on part faire un tour du lac qui se trouve près de chez nous.  
La lumière de fin de journée et très belle et l'on se fait la réflexion qu'à Sydney, à cette heure-ci (18h30), il fait déjà nuit depuis que nous sommes passés à l'heure d'hiver!



 
Mais le lac est grand, la lumière décline et j'arrive à convaincre tout le monde de faire demi-tour avant la nuit.
3 générations de Psaïla en marche!

 A 19h45, les dernières lueurs du jour laissent se détacher sur le ciel une végétation hétérogène...
Tandis que les chauve-souris volent au dessus de nos têtes.




 
21h20 : Tandis que Papou a posé la tête sur l'oreiller, Esteban repousse l'heure, souhaitant terminer son coloriage.
 
Il faut dire qu'en ce moment, c'est sa grande passion et il ne s'arrête jamais!
 

Friday, 19 April 2013

Darwin suite et fin

Ce matin, c'est piscine au camping pendant une heure, pour supporter un peu la chaleur et faire plaisir aux enfants. Petits et grands apprécient!
 
On retourne ensuite à l'aéroport pour changer de voiture de loc (on ne peut pas avancer le siège avant du passager, alors ils nous filent une autre voiture).
Pendant ce temps, les enfants et moi attendons dans le hall de l'aéroport.  Ils s'éclatent à faire les grenouilles sur les gros nénuphars de la moquette! C'est le bordel mais je laisse faire. C'est mon seul moment de répit avec possibilité de m'asseoir 5 min au frais!


 
Puis on part visiter le jardin botanique de Darwin qui, franchement, ne casse pas des briques. On a plutôt l'impression qu'il est à l'abandon. On apprécie par contre de faire les fous sous les tourniquets d'arrosage qui nous permettent de mouiller un peu les T-shirts (les tremper, même) avant de poursuivre notre balade sous un soleil accablant. Au bout de 20 min, ils sont déjà secs!!! Il faut dire que la température cotoie facilement les 35°C, si ce n'est pas plus (ça monte jusqu'à 38°C, alors imaginez au soleil!)
Alors qu'on en voit peu à Sydney, on est surpris de voir autant d'aborigènes dans cette ville. La plupart se regroupent dans les parcs ou sur les parking de supermarché, désoeuvrés, souvent une bouteille à la main, certains pieds nus. Comme le résume Paul, "il y a deux catégories d'aborigènes : les artistes et les clodos." C'est malheureusement une réalité.

On va ensuite visiter le musée de Darwin avec ses animaux du Northern Territory : on peut compter sur les doigts de la main ceux qui ne sont ni dangereux, ni venimeux!!! Quelle région accueillante!
Sans compter l'ouragan Tracey qui a dévaster l'ensemble de la ville le lendemain de Noël en 1976. Vraiment, ils sont gâtés les gens qui habitent ici, en terme de nature hostile!
 
On y découvre enfin la véritable raison des plages désertées : la Jelly Box. Une méduse à la forme carrée (il en existe 3 sortes différentes avec des tailles variées), dont la piqûre peut tuer un homme en quelques minutes. Sympa le sac plastique!
On comprend mieux pourquoi les gens n'essaient même pas de mettre un orteil dans l'eau et se contentent de se baigner dans les lagons artificiels créés à quelques centaines de mètres de la côte.

On s'approche d'un croco géant de plus de 4m qui a tué deux personnes de son vivant, avant d'être capturé.
J'ai juste le temps de prendre Esteban avec l'animal , avant qu'il ne s'écarte, pas rassuré du tout.
"Je l'ai vu bouger", me dit-il!
 
 
 
Nous découvrons aussi l'art aborigène et quelques peintures rupestres (rock art). Ca me rappelle les peintures rupestres dans le pays Touareg. Sophie et 'dame Christine, je suis sûre que vous adoreriez les découvrir avec nous!
 
Le soir, pendant que nous dînons sur notre terrasse, nous avons la visite d'une grosse mante-religieuse et d'un gecko! Mais pas de moustiques, héhéhé!

Thursday, 18 April 2013

The dead Darwin

Aujourd'hui, nous avons une journée à tuer à Darwin. Nous partons donc à la découverte de La grande ville du Northern Territory (tout au Nord de l'Australie).
 
La région est connue :
- pour son climat tropical (il fait une chaleur à crever et pour la première fois de ma vie, je ne négocie pas pour éviter de mettre la clim dans la voiture),
- pour sa saison des pluies (avec des étendues inondées pendant plusieurs mois de l'année, puis une saison sèche qui change complètement la végétation environnante), et enfin pour ses crocodiles.
 
Alors on commence par aller chatouiller un p'tit croco histoire de s'imprégner de la couleur locale.
Esteban a l'air blasé. C'est vrai quoi, on n'arrête pas de voir des lézards, des serpents, des crocos à toutes les foires du coin à Sydney, alors cette petite bestiole le laisse un peu indifférent. Vraiment pas le grocroco de ses rêves...
 
 
Puis avec Esteban (l'artiste de la famille), nous admirons une dame qui réalise des peintures aborigènes sur le trottoir devant une galerie d'art.
J'essaie de voir un peu comment elle s'y prend pour faire ses points sur son serpent, afin d'améliorer ma propre technique  (dot painting)!
 
 
 
 
Je vous passe les détails de la balade au bord de l'eau à l'heure la plus chaude, alors qu'Esteban fait un caprice parce qu'il a fait tomber une petite boule rouge que Papou lui avait donnée. Les enfants se chamaillent, Papou file devant comme un cabri, moi je suis accablée par la chaleur et stressée à l'idée de voir les enfants sous un soleil au zénith. Au final, on trouve plein de petites boules rouges que les enfants peuvent se partager, mais elles n'ont plus le même intérêt!
 
Les plages sont désertes et on est surpris de découvrir cette ville balnéaire qui semble complètement morte! Pas la queue d'un péquin! On avait bien lu qu'il est interdit de se baigner dans la mer à cause des saltwater crocodiles, mais ça fait quand même un drôle d'effet de le constater pour de vrai!
 
 
Enfin, on assiste à un beau coucher de soleil en enfreignant la règle et en foulant le sable fin, appareil photo prêt à mitrailler!
 
Mince! J'aurais pu prendre mon pied... mais je l'ai encore oublié à la maison...!

Wednesday, 17 April 2013

C'est parti pour 17j de vacances!!

Youpii, on est mercredi 17 avril, et on a un avion pour Darwin qui nous attend!
 
Mais avant cela, c'est la course (comme tous les départs en vacances). Entre les lessives à terminer, les derniers coups de fil aux copines, les valises à remplir, les enfants à aller chercher à l'école, le dernier check de la maison...etc. Marc a un rendez-vous chez son client et doit terminer à 16h00 et on se donne rendez-vous à la gare tandis que ma copine Chirstelle nous y dépose (les enfants, Paul, les valises et moi) directement. Marc saute de son costard à son jean's-T-shirt et ça y est, on est enfin libérés!!!
 
Bon, on sent quand même le stress ambiant entre les enfants surexcités, la mère qui finit tout dans l'urgence et oublie son téléphone à la maison, le père qui braille et le grand-père qui n'arrête pas d'angoisser à l'idée de rater le train ou l'avion. Quelle famille de dingues! On se rassure en se disant que c'est le stress normal de toute famille normale qui part en vacances et qui a non pas un train, mais un train et un avion à prendre. Et vous, chez vous, ça se passe comment, les départs en vacances?!
 
En tout cas, on arrive à l'heure, et on a même le temps d'aller faire un saut au lounge Quantas pour se goinfrer un peu, on saute dans l'avion de 20h00 et on arrive à 23h50 à Darwin. Esteban dort, papou regarde des films, tandis que Marc et moi, on galère avec une Luna qui râle et ne tient pas en place (comme d'hab!)
 
En arrivant, on remet les pendules à l'heure (30 min de décalage avec l'heure de Sydney), on récupère notre 4X4 delocation et on file faire un gros dodo dans notre première maison où l'on reste 2 nuits.
 
Bonne nuit tout le monde!