Total Pageviews

Thursday, 2 May 2013

"J'ai chaud..."

 Ce matin, nous partons pour les Wangi Falls!
 
 
 
et à l'inverse des américains qui arrivent, prennent leur photo et repartent, nous ne manquons pas de fouler le sentier de randonnée du coin pour une vue spectaculaire et une forêt primaire encore plus dense que les précédentes.



La forêt cache des trésors qu'Esteban est tout excité de découvrir. Un champignon trompette, des feuilles tissées entre elles pour constituer une sorte de gros cocon, encore des araignées jaunes et noires. Un panneau confirme ce que Paul pensait: la grosse araignée est la femelle, 10 fois plus grosse que le mâle, et dont elle fait volontiers son déjeuner!



Puis nous réalisons bien sûr les photos qui vont bien avec la cascade,
père et fils main dans la main...

Sortez les mouchoirs!
 


Nous pique-niquons dans l'herbe devant la cascade, et la visite d'une mante religieuse amuse les enfants comme jamais!

Chacun aura sa photo avec cet animal bien curieux!










 
 
 
Nous voilà maintenant avec deux enfants surexcités qui s'amusent avec les sarongs. Ils sont mignons, non?!

L'après-midi, nous mettons le cap vers Tolmer Falls. Des chutes au milieu d'un paysage escarpé, que l'on ne peut donc pas approcher mais qu'on admire d'un point de vue haut perché.
Paul innove et retombe dans l'enfance, très content de sa photo d'Esteban écartant les jambes avec les chutes au milieu. Je vous en fais grâce, c'est trop puéril. Je vous offre plutôt ce cliché dont je n'ai toujours pas compris le sens...


Nous découvrons un paysage jusque-là jamais rencontré, avec toujours une rivière comme fil conducteur. On ne marche que 1,5 km mais la chaleur est telle que j'ai hésité à me lancer dans l'aventure.

Nous découvrons ce que sont les "cyclads" annoncées sur les panneaux d'orientation : de grandes fougères de l'époque préhistorique! Un bon moyen de faire avancer Esteban en lui expliquant qu'on va voir des plantes de l'époque des dinosaures ;-)





Enfin, de retour à la voiture, les grands sont un peu frustrés de ne pas arpenter le dernier sentier ouvert de la journée : le Tjaetaba Falls Walk. Les enfants sont crevés et il est préférable de se poser un peu en espérant que Luna fera la sieste.
Marc part seul pour cette rando de 2,7 km sous une température qui atteint encore les 36°C. Paul et moi attendons avec les enfants... Puis quand il revient, c'est nous qui nous lançons sur le sentier au pas de course ou presque!
 
De retour à la voiture, un drôle de spectacle nous attend...Alors qu'on avait laissé toutes les portes ouvertes, une armada de fourmis est venue envahir les portières avant en un bouquet énorme! Il faut arriver à chasser tout ce petit monde pour arriver enfin à fermer les portières...
 
Phrase du jour d'Esteban :
"J'ai chaud... Quand on rentre à la maison on n'allumera pas le poêle, d'accord?!"

Wednesday, 1 May 2013

Vous voulez voir un vrai australien?!

Ce matin, nous sommes réveillés par Esteban et Luna imitant le coq. Il faut dire que cette satanée bestiole est un peu dérèglée et s'est mise à chanter à 4h du mat!

Et nous voilà partis pour de nouvelles cascades et rivières toujours aussi belles!
Direction les Florence Falls que nous atteignons après avoir surplombé une forêt tropicale luxuriante.

On va vite fait admirer la cascade...


avant de repartir pour une petite rando en forêt. On tombe sur une jolie mais grosse araignée jaune et noire qui a tissé sa toile juste au bord du sentier.
 
Paul la prend en photo, l'appareil à bout de bras pour essayer de l'avoir de dessus...



Et voilà le résultat!!! Moi en train de prendre Paul!
Le sentier est très joli mais il va maintenant s'agir de trouver un coin ombragé près de la rivière, avec un accès facile à l'eau pour les enfants.

 
 
Nous nous arrêtons pour le pique-nique à Buley Rock Hole, la partie la plus investie de la rivière. L'eau y est transparente, la rivière présente des trous d'eau accessibles où l'on peut se baigner.

 
Un groupe d'ados s'éclate à sauter d'un rocher et je passe du temps à les admirer. Ils sont vraiment dans leur élément contrairement à nous!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Marc chipe le T-shirt de son père pour aller se baigner sans cramer, et comme je trouve que le blanc fait ressortir sa belle peau bronzée, on en profite pour que Paul nous prenne en photo. Après tout, on n'a rarement l'occasion d'être ensemble sur les photos!
 
Luna, elle, fait son guignol comme d'habitude. Elle a décrété qu'elle savait mettre ses brassards toute seule et refuse qu'on l'aide. Et pendant que son père est ailleurs, elle en profite pour lui piquer ses chaussures.

  1.  
  2. Marc tente de m'impressionner en allant au plus près de la cascade. Quel exploit ;-)
 
Puis c'est le retour aux Florence Falls par un chemin plombé par le soleil.
Les enfants sont en forme et Luna en tête, la petite troupe s'achemine gaiement.

Et là, c'est le drame!!! ...

... un drame que j'immortalise malgré moi sur une photo. Marc regarde en l'air au lieu de regarder derrière lui sur le chemin. C'est bien plus tard qu'on constatera la perte de notre sarong bleu, dont voici un dernier cliché...

Retour aux chutes pour cette fois se baigner un peu dans cette énorme crique.
 
J'en profite pour observer d'un air désabusé un australien qui pense que le ridicule ne tue pas. Il se balade dans l'eau avec son croco flottant qui est en fait un porte cannette de bière!!! On aura vraiment tout vu, et on peut dire que l'australien moyen déborde d'ingéniosité pour siroter sa bière en toutes circonstances.
 
Sur le chemin du retour à la maison, on roule en bordure d'un incendie qui dégage plus de fumée que de flammes, mais qui me chauffe tout de même un peu le visage le temps de prendre la photo!

Nous sommes étonnés du bienfait de ces incendies qui, s'il ne sont pas naturels, étaient à l'origine déclenchés par les aborigènes qui en avaient découvert l'utilité. C'est surprenant comme les feux restent localisés et ne s'étendent pas malgré cette chaleur et la sécheresse des herbes.
 
Ils servent justement à brûler toutes les herbes sèches qui pourraient causer lors de la véritable saison sèche des incendies plus importants.

Tuesday, 30 April 2013

Barramundi ou aborigène, qui est le plus dangereux?!

Nouvelle journée de transfert pour nous rendre à notre dernier bungalow des vacances dans le Parc National de Lichtfield.
 
Avant le départ, nous retournons aux sources d'eaux chaudes que Paul n'a pas pu voir faute d'énergie.

Un paysage aquatique renversant nous y attend!



Les enfants en profitent pour mettre les pieds dans l'eau,
malgré l'interdiction formelle des parents...


Bye bye Mataranka!
 
 
 
 
 
 
 
... Allez Luna, on y va!
 


On s'arrête très vite pour aller observer le nourrissage des barramundis (énormes poissons qui peuvent atteindre jusqu'à 2m et peser jusqu'à 60 kg!).
Notre pêcheur a tout de l'Australien moyen, de l'accent jusqu'au chapeau de cow-bow. Et quand il parle, on ne peut s'empêcher de se regarder en pouffant avec Marc, ne comprenant pas la moitié de ce qu'il dit.
Marc fait moins le malin quand il s'agit de passer aux choses sérieuses. Les pieds dans l'eau, un morceau de poisson à la main, il attend le monstre qui guette à quelques dizaines de centimètres de sa main.... Et tout à coup, on entend un cri aigü qui trouble la quiétude du lieu (et perce nos tympans aussi!). Non, les barramundis ne crient pas. Il s'agit bien de mon mari, qui fait usage de sa voix de castra associée à ses plus grandes frayeurs!
Le mouvement de recul était chouette à voir aussi. Heureusement que notre ami pêcheur avait prévenu de ne pas enlever la main si l'on ne veut pas risquer de se faire mordre!
 
Nous reprenons la route jusqu'à Katherine, 100 km plus loin. Paul a alors une grande idée : prendre en photo une vieille dame aborigène à la coupe de cheveux hirsutes, assise avec d'autres sur le terre-plein au milieu de la route principale de la ville.
Je l'accompagne, un peu gênée, et c'est un Papou très relax qui, tout sourire, s'asseoit à côté de la dame en lui enlaçant les épaules.
Le temps que je comprenne comment activer le flash, le monsieur de la dame commence à se réveiller, à s'énerver, à la bousculer, et finit par nous envoyer de très cordiaux "fakoff"!!! Pas besoin d'être bilingue pour comprendre qu'il vaut mieux laisser tomber avant de s'en prendre une...!

Nous reprenons la route pour à nouveau 100 km jusqu'à Pine Creek. Vous vous souvenez, le bled pommé au milieu de nul part mais avec un resto plein d'mabiance et une piscine!
On a décidé d'y refaire notre halte du midi pour faire plaisir à Marc qui veut goûter du crocodile (au menu de l'autre jour, mais pas aujourd'hui malheureusement).
En fait, le bled a poussé à cet endroit juste à cause de l'or qui s'y trouvait! Tout s'explique!

Cette fois, l'ambiance est moins festive malgré quelques buveurs de bière.
 
Les enfants vont donc devoir animer un peu le lieu. Allez les musiciens, tous au piano!

Défoulez-vous bien, parce qu'on a encore 200 km à faire en voiture!


Je trouve la végétation plus désolée que dans le Parc de Kakadu où tout était beaucoup plus vert. C'est notamment lié aux feux de forêt qui calcinent les arbres et roussissent les feuilles. On voit même un peu de fumée au lieu. Brrr, c'est pas très rassurant tout ça!

En fin d'après-midi, nous allons découvrir les termitières magnétiques, dont le sommet dentelé est orienté selon un axe Nord-Sud et sert de sépulture pour les termites.

Elles sont beaucoup plus grandes que celles que nous avons vues jusqu'à présent!


Et c'est encore à la nuit que nous arrivons à notre camping. Cette fois, notre "bungalow", ou plutôt notre "tente sur pilotis" est moins luxueuse et nous devrons la partager avec une armée de moustiques affamés.

D'un autre côté, on se dit qu'après 4 nuits comme ça, on sera finalement contents de rentrer à Sydney!