Total Pageviews

Friday, 17 February 2012

L'HEURE DU BILAN

Après plus d’un mois et demi ici, il est temps pour moi de faire un petit bilan de notre installation.

Matériellement…

Nous sommes désormais relativement bien installés, avec le minimum vital (lits, sofa, table et chaises pour la salle à manger, lave-linge), et même un peu plus suite à nos différents achats : four à micro-onde, bouilloire (qui fait partie du minimum vital pour les britishs : nos voisins lorsqu’ils m’ont apporté des affaires de cuisine m’ont demandé, l’air inquiet : « do you have a kettle ?! »), cuit-vapeur pour les repas de Luna, mon babycook m’ayant plantée, bureau pour Marc, siège de voyage pour Luna qui lui sert de chaise-haute, fer et table à repasser (qui ne servent à rien car personne ne repasse à la maison), lampes pour les chambres et le salon, aspirateur. Avec les quelques trucs que nous ont prêtés les voisins pour la cuisine, on est suffisamment équipés pour attendre nos affaires tranquillement. Et heureusement elles viennent juste de quitter la France ! On ne les aura pas avant 3 mois !!! Finalement, on en vient à se demander ce qu’on a tant dans nos 50 cartons, sachant qu’on arrive très bien à vivre sans pour l’instant. C’est limite si ça ne nous fait pas peur de les voir arriver et de nous retrouver submergés d’affaires superflues !!! Et Marc de reconnaître qu’il a peut-être fait une bêtise d’emmener autant de livres. Finalement, on n’en a peut-être pas besoin…

Le seul truc qui nous manque vraiment, et que Marc n’a pas voulu emmener avec nous dans l’avion, c’est notre couette. Alors on continue à dormir comme en camping, emmitouflés en rêvant de jours plus chauds…

Dans les objets à acheter dans les prochains jours figurent : des tables de nuit, des lampes de chevet, et surtout, l’indispensable barbecue que Marc considère dix fois plus important qu’une lampe de chevet ! Ici les barbecues (BBQ pour les Aussies), c’est comme les bestioles : ils sont 4 fois plus gros que chez nous. J’en avais repéré un sur Ebay, mais quand j’ai vu les dimensions (1,75 m de longueur, 80 cm de largeur), j’ai lâché l’affaire en considérant qu’un simple BBQ portatif suffirait. Mais le chef de Marc lui a confirmé qu’il nous fallait bien un « 4 brûleurs » de cette taille !!! On va en bouffer des côtelettes !

Administrativement…

On le reconnaît, on est les plus nazes du monde pour tout ce qui est « démarches administratives ». Mais finalement, on se dit qu’on ne s’en est pas trop mal sortis. Bon, ça a été un peu fait à l’arrache en France, parce que j’ai privilégié mes révisions et qu’après mes examens de DESU, on n’a eu que 10 jours pour tout boucler et Marc ne s’affole jamais trop pour ce genre de choses. Résultat, on a laissé quelques trucs en plan (vente de la voiture toujours pas aboutie, demande d’ARCE auprès du Pôle Emploi qui a connu quelques ratés, quelques changements d’adresse non effectués, et des remboursements de Sécu en cours…etc). Mais heureusement que Paul, le père de Marc, est là pour prendre le relais et assurer tout ce qui doit l’être en France. Sans lui, on n’aurait jamais pu y arriver.

Enfin, il y a les démarches australiennes que Marc a menées comme un chef ! D’ailleurs, son boss m’a fait remarquer que j’avais un mari très organisé de ce côté-là. On parle bien du même homme ???! J’avoue que là-dessus, j’étais complètement à la ramasse et que je me suis entièrement reposée sur lui. La barrière de la langue a eu raison de ma motivation à m’y pencher, et je me sens un peu handicapée à ce sujet. En quelques jours, grâce à Marc, nous avions réalisé nos inscriptions à la sécurité sociale, choisi une assurance santé, acheté la voiture et fait la carte grise (que l’on a perdue depuis… la carte grise, pas la voiture !), réalisé les démarches nécessaires pour les déductions d’impôts sur les frais de scolarité d’Esteban. Plus récemment, il a fait le nécessaire pour avoir l’électricité, internet et le téléphone, le câble pour la TV, faire venir une entreprise qui s’est occupée d’éliminer tous les nuisibles de la maison (l’objectif étant au départ de nous débarrasser des puces dont nous n’avons pas vu un seul spécimen depuis 10j, mais Marc qui est terrorisé à la vue de la moindre bêbête sera très content d’apprendre que cela éloignera aussi les araignées et autres bestioles non désirées dans la maison).

Bref, il y a plein de choses à penser mais tout s’est fait assez naturellement et j’avoue que l’on n’a pas le sentiment d’avoir trop galéré depuis notre arrivée à Sydney. Finalement, le plus dur est bien de quitter la France et de tout organiser pour notre départ dans les temps.

Nerveusement…

Difficile de savoir si les nerfs à fleur de peau et l’impatience qui est mienne sont liés aux nuits trop courtes et hachées par 4 à 5 réveils de Luna, ou si cela est dû à la fatigue accumulée depuis quelques mois dans la préparation de notre départ et notre installation ici. Toujours est-il qu’il faut avoir les nerfs bien accrochés, accepter de ne pas avoir de visibilité sur notre vie à venir, ni quant à mon avenir professionnel. Je navigue à vue, avec pour seuls objectifs de parachever notre installation, m’occuper de Luna, et accessoirement de progresser en anglais pour à terme pouvoir prétendre trouver du boulot. Mais lire des livres et regarder la télé durant les rares moments où Luna dort me culpabilise parfois, avec le sentiment de glander plus que de bosser, et avec l’impression de ne pas progresser assez vite à mon goût. Les rares personnes avec qui j’ai l’occasion de discuter me disent que mon anglais est déjà bon, mais je ne m’imagine absolument pas aller à un entretien d’embauche !

Sinon, on peut dire que la vie ici est beaucoup moins stressante qu’à Paris, mais compte tenu du fait que je ne travaille pas et que Marc n’est pas soumis à des horaires stricts, il est difficile de comparer. Globalement, on sent néanmoins une atmosphère détendue, avec des gens cools et ouverts. Cela se ressent notamment au volant, où la conduite, même à gauche, se révèle pépère. Et ça, c’est parfait pour mes nerfs !!!

Quant à Marc, il est fidèle à lui-même. Rien ne semble lui causer de soucis, et grâce à son flegme habituel, notre arrivée et notre installation s’est effectuée tranquillou. Même l’échéance que nous avions à l’hôtel avec l’éventualité de ne pas trouver de maison ne nous a pas trop stressée. Il faut dire que ma principale préoccupation à ce moment-là était de réparer l’écran de mon ordinateur… ! L’arbre qui cache la forêt ?

Et aujourd’hui que nous sommes installés dans notre maison, sa principale préoccupation est d’assurer au mieux son bien-être de télé-travailleur. Il a déjà acheté une première chaise de bureau, puis l’a ramenée parce qu’il a lu sur un forum internet qu’il en existait une plus confortable dans le magasin, puis il a ramené la 2ème parce qu’elle lui faisait mal au dos, a changé pour une 3ème recommandée par un vendeur, qu’il a gardée mais de laquelle il continue de se plaindre (forcément, il ne l’a pas montée correctement !). Il a fait installer internet, puis s’est rendu compte qu’il fallait demander le wifi, puis a galéré pour tout connecter correctement…etc. Et puis, c’est sans compter le jour où il passait l’aspirateur dans le salon à 15h00 au lieu de bosser ! Eh oui, monsieur a besoin d’un environnement parfaitement propre pour activer ses neurones. Moi, ça me va bien, j’ai réussi à lui faire faire le ménage à ma place un jour de télétravail. Prochaine étape essentielle à son bien-être : les vitres. Avec toutes les toiles d’araignées qui s’y accrochent, je lui laisse volontiers ce chantier… ;-)

No comments:

Post a Comment