Ce matin, comme désormais tous les mercredis, j'ai emmené Luna et Esteban à l'école.
Pour Esteban, tout s'est passé normalement, comparé à ces derniers jours où il nous a dit plusieurs fois qu'il ne voulait pas aller à l'école. Marc a même eu beaucoup de mal à le quitter un matin, et il m'a appelée, désemparé, ne sachant pas quoi faire face à son fils en larmes. "Appelle la maîtresse pour qu'elle t'aide en prenant Esteban avec elle, quitte la classe le plus vite possible, et n'aie pas d'états d'âme ni aucune hésitation. Tu sais très bien que ses larmes vont durer 2 minutes et qu'après, il sera content!" Ah la la ces hommes, dès qu'il s'agit de leur progéniture, leur faiblesse les rattrape. Et j'avais raison : le soir, quand je vais le chercher, Esteban ne veut plus rentrer à la maison et nous mettons toujours 1/2h pour décoller de l'école!
Pour Luna, cela a été un peu plus difficile. Dès qu'elle m'a vue partir, elle s'est mise à pleurer. Alors j'ai joué le sourire, la joie et la détermination, mais intérieurement je n'en menais pas large. Et surtout, j'ai eu le malheur de repasser devant la porte, de l'observer pour vérifier qu'elle se calmerait... mais elle s'est retournée et m'a vue! Les pleurs on redoublés, alors je suis revenue la récupérer (grave erreur, me diront tous les parents qui sont passés par là!), lui faire un gros câlin, l'orienter vers un jeu.. et je suis repartie. Mais pas question de le faire en catimini. Il me semble plus important qu'elle comprenne qu'il y a un temps pour se quitter, et faire cela en douce me donnerait l'impression de la duper. Evidemment, elle a recommencé à pleurer, mais cette fois, maman est sortie vite, le sourire au lèvres, déterminée, sans faux pas!
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