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Friday, 20 April 2012

Luna, prête pour Koh Lanta

Luna nous fait des trucs bizarres depuis toujours, mais encore plus depuis ces derniers jours... Aussi, je la soupçonne de se préparer pour le prochain Koh Lanta...

Hier, je l'ai retrouvée couverte de terre des pieds à la tête, alors qu'on avait pris le bain 2h avant! On aurait dit un petit népalais!
 

Et après avoir bien apprécié sa moitié de mille-pattes il y a déjà quelques semaines, je l'ai surprise aujourd'hui en train de se préparer pour l'épreuve des vers!
Voilà ce que j'ai sorti de sa bouche, encore vivant...
Il est évident que je ne cautionne pas cet entraînement et qu'elle va encore manger beaucoup de vers jusqu'à ses 18 ans, âge auquel elle pourra enfin s'inscrire à l'émission sans besoin d'une autorisation parentale.

Thursday, 19 April 2012

Brève d'ici, brève d'aussie... ou quand jeunesse rime avec sagesse...

C’est drôle, je n’arrive jamais à donner d’âge aux personnes de type asiatique. Dans mon cours de conversation du jeudi, il y a un coréen du sud, je ne lui donnais pas plus de 60 ans… alors qu’il en a 79 !!! Incroyable.


Mais ce qui est génial, c’est que ça semble marcher dans l’autre sens aussi : deux chinoises qui ne me connaissaient pas croyaient que j’avais … 25 ans ! Marc, il va falloir refaire tes lunettes ; contrairement à ce que tu crois, je n’ai pas pris une ride en 10 ans !
Allez Claire, rien que pour toi, deux pensées du Chat!

Monday, 16 April 2012

Feu la tétine...

Il a fallu le temps, mais on y est enfin arrivés!

Alors qu'Esteban se disait "prêt" pour la venue d'Albert, on était bien embarrassés, n'ayant pas trouvé les Playmobils qui devaient servir de monnaie d'échange. C'est fou ce pays, ils ne connaissent pas les playmobils, et je m'en mors les doigts de ne pas en avoir acheté un stock avant de partir!
Alors on a fait patienter notre chérubin en lui expliquant qu'Albert ne pouvait pas encore passer, qu'il avait une tournée à effectuer en France, qu'il n'avait plus de playmobils en stock parce que beaucoup d'autres enfants avaient passé commande avant lui...etc.
En parallèle, on a réussi, de manière très diplomatique, à orienter le choix d'Esteban vers une ferme! Ca doit être plus simple à trouver, une ferme, non? Surtout dans un pays de bouseux comme l'Australie! Eh bien détrompez-vous. Ce fut la même galère que pour les playmobils...

Et puis un jour chez Toys r'us, je trouve LE cadeau en or : une énoooorme boite de playmobils avec des animaux sauvages (girafe, rhino, hippopo, zèbre, singes) et des barrières! Très important, les barrières, c'est ce qu'aime Esteban dans les jeux de ferme : parquer les animaux avec des barrières. Ca nous a coûté un bras, mais on ne lâche sa tétine qu'une fois dans sa vie, alors allons-y!
Trop fière de ma trouvaille, j'imagine déjà la tête du bambin demain matin..., non disons dans 2 jours, comme ça il n'y aura pas école le lendemain et on pourra en profiter.

Et là, une longue attente démarre... Chaque jour, Esteban nous annonce qu'il est prêt pour la venue d'Albert, et chaque soir, notre courageux bonhomme se dégongle, la tête sur l'oreiller. Même l'appât d'une possible ferme ou d'une boîte de playmobils, voire les deux n'y change rien.

Et puis je décide de ne pas céder mardi dernier où Esteban me dit "je ne suis pas prêt ce soir. Je serai prêt dans 3 jours!". Ca tombe bien, ce sera dans la nuit de vendredi à samedi, et Marc sera rentré d'Adelaïde. Le décompte commence... plus que 2 dodos... et puis jeudi soir, impossible de remettre la main sur la tétine!!! Alors qu'on pensait ne pas l'avoir sortie du lit, elle a disparue au moment du coucher. Esteban est dépité : "c'est peut-être Albert qui l'a prise?!" Je le rassure, il pleure, je lui propose de continuer à chercher le temps qu'il se calme. Mais au bout de 2 minutes, il dort, alors les recherches cessent. Le lendemain, même scénario, sauf qu'Albert doit passer et passera, quoiqu'il arrive. Néanmoins, je me vois obligée de lui écrire un petit mot pour lui expliquer l'absence de tétine en échange de la boîte de playmobils :


Le lendemain matin, surpriiiiiise! Albert est bien passé!


Depuis, on a droit tous les soirs à la question habituelle : "elle est où ma tétine?", quelques pleurs ou gémissements, une soudaine peur de dormir tout seul hier soir, mais globalement, le traumatisme est beaucoup moins important que ce qu'on imaginait. Esteban ne la demande même plus la journée, même lorsqu'il s'est fait mal avec son écharde, c'est dire!

En revanche, on n'a jamais eu le fin mot de l'histoire concernant la disparition de la tétine, et il ne faudrait pas qu'Esteban tombe dessus avant nous, sinon on est dans la merde...!

Sunday, 15 April 2012

Samedi 14 avril : du français, des français, un bol d'air et de la déconne!

Aujoud'hui, nous avons rendez-vous à 10h00 pour un brunch à "La Buvette", avec Sonia et Bruno, Aurélie, Valérie, des français qui ont fait la même école que moi, mais dans des promos ... plus récentes!
J'avais pris contact avec Sonia par l'intermédiaire de la personne responsable des relations écoles à l'ESC, et nous avions échangés quelques mails avant mon départ, puis on s'est vues une fois en février sur Sydney. Mais ensuite, les éléments se sont ligués contre nous pour annuler nos futurs rendez-vous... jusqu'à aujourd'hui où j'emmène homme et enfants "in the City".
Ca fait trop du bien de rencontrer des gens "comme nous", qui vivent la même expérience, de partager nos galères et nos expériences respectives, d'écouter des récits de vacances qui donnent envie d'aller découvrir cette jolie mais trop grande île.

Après le brunch, petite balade au bord de l'eau, puis on se pause dans un parc pour qu'Esteban puisse aller jouer un peu. Il revient avec une épine dans le pied, et c'est le drame. Nous avons le choix entre aller acheter une pince à épiler et l'opérer dans la rue avec nos mains sales, ou nous rendre chez Valérie qui habite à 10 min à pied. On choisit la seconde option, et nous sommes accueillis par Aurélien, absent au brunch car malade, que nous sortons du lit et qui nous remercie, heureux de ne pas comater ainsi toute la journée.
L'opération "Echarde" commence, très péniblement. Les distractions alsaciennes n'y changeront rien.
 

Et si Luna s'éclate, nous on doit supporter les cris d'Esteban qui se débat et on n'arrive pas à sortir cette épine bien enfoncée. Ni pince à épiler, ni ciseaux, ni aiguille ne viendront à bout de cette maudite écharde, et on met Aurélien dans l'embarras lorsqu'Esteban lui demande de lui dessiner la Princesse Douillette, puis le crocodile. Papou, ça doit vous rappeler quelque chose ;-) J'arrive en renfort (mon croco et mon raton-laveur sont magnifiques), et Esteban est heureux de repartir avec son dessin... et son épine!

Lundi de Pâques : Barbecue avec mon mother group : mums, bubs and hubs!

Le lundi de Pâques va contribuer à développer notre vie sociale. Nous sommes invités à un barbecue chez l'une des filles de mon mother group, Sinthuja, où nous passons un bon moment.

Tout d'abord, il nous a fallu décrypter l'invit' sur Facebook : "
"Time for another BBQ with bubs & hubs. Sin has VERY kindly offered her place as the venue. Can everyone bring a chair and picnic rug and BYO drinks?" 
 
Esteban fait ami-ami avec Cooper (prononcer "Coupa"), un garçon de presque 7 ans avec qui il joue au ballon puis à "hide and seek".
Luna, elle, est en terrain conquis. Elle connait déjà ses copains et se bourre la gueule avec eux... avec des verres en plastique.

Nous, on se régale des saucisses, salades, tiramisu et autres gâteaux (dont ceux d'Anne, notre championne qui a passé des heures à faire ses petits lapins).


On ne sait pas trop comment gérer le BYO, "Bring Your Own" pour les boissons. On a amené des bières et une bouteille de vin, mais Marc voudrait goûter une autre bière et se sert, l'air de rien. On apprendra plus tard, par des français avec qui on partage notre expérience, que quand on apporte sa boisson, on boit SA boisson, et pas celle des autres!

Renée, l'une des mamans, témoigne une certaine compassion à mon égard en m'entendant parler français avec Marc : "tu nous avais dit l'autre jour que c'est difficile de se retrouver au sein d'un groupe et de ne rien comprendre quand on parle entre nous. Je comprends mieux ce que tu voulais dire, maintenant, quand je t'entends parler avec ton mari, je me sens perdue! Et pourtant, j'ai étudié le français à l'école." Mais Marc, d'ajouter : "Oui mais la différence, c'est que tu n'est pas supposée parler français alors que nous, on est supposés parler anglais". Merci Marc, de casser l'once d'égards qu'une de mes "amies" me témoigne et dont j'ai tellement besoin...!

Après le repas de midi, j'organise une chasse aux oeufs à laquelle se livrent avec enthousiasme Cooper et Esteban.


On avait rendez-vous à 11h00, on arrive vers 11h45 et dès 14h00, les premiers invités sont déjà sur le départ! A 15h00, nous sommes les derniers à partir, ne comprenant pas qu'avec une aussi belle journée, tous ne profitent pas de rester ensemble dans ce beau jardin de nos amis Sri Lankais! Ils sont bizarres ces australiens, ils pourraient passer un peu de temps entre amis, profiter de leur dimanche ensemble, mais chacun rentre déjà chez soi. Dépités, on met les voiles et on retourne dans notre maison froide, humide et avec un jardin pourri. Ca me donne encore plus envie de déménager et j'ai réussi à convaincre Marc de changer de maison dès la fin de notre bail. Yeeesss, plus que 9 mois!!!!

Thursday, 12 April 2012

Crotte de chien, crotte de vilain! Crotte de Wallaby, tout est permis!

Je crois que tout est bien résumé dans le titre, et n'en déplaise à ceux qui osent encore affirmer que je pourrais parfois être plus synthétique.
Pour les autres, un peu de détail ne fait pas de mal...
Alors que nous débouchons sur une plage ce weekend après une courte balade, on tombe nez à nez avec un wallaby! Et pas sauvage pour un sou, on peut l'approcher à moins de 2m! C'est là qu'on comprend pourquoi on a entrepris tout ce périple. Il n'y a qu'ici qu'on peut voir des wallabys en liberté au détour d'un chemin!
Et notre surprise n'est pas finie. Alors qu'on pique-nique au bord de l'eau avec plein de gens autour, on voit passer plusieurs fois des bébètes qui ne se soucient pas du tout de nous, et qui ne semblent pas effrayées.
L'un d'eux ose même s'approcher des sacs d'un mec qui le fait fuir comme on le ferait pour un chien. Le wallaby gronde, puis détale. Esteban s'amuse à lui courir après.

C'est le paradoxe de ce pays. Pas une crotte de chien par terre. Je n'en ai pas vue une seule depuis mon arrivée. Par contre, le parc est plein de crottes de wallaby!
Ils sont fous ces australiens, de laisser leur chien à la maison (pratiquement aucun espace public n'est ouvert aux chiens, que ce soient les parcs, les plages...etc) alors qu'ils acceptent de marcher dans les crottes de wallaby...!

Wednesday, 11 April 2012

Dimanche 08 avril : entre Bondi* Beach et Coogee Beach

Prononcer "bondaï", sinon c'est naze!

Aujourd'hui, on avait prévu une balade dans la forêt, mais le temps gris nous oriente plutôt vers quelque chose de plus aéré et moins couvert. Et depuis le temps que Marc me tanne pour faire la balade entre Bondi (LA plage tendance de Sydney, partiquement dans la ville) et Coogee, c'est le moment où jamais, d'autant plus qu'avec les départs pour le WE de Pâques, on galérera moins pour traverser Sydney en voiture.

On pique-nique dans l'herbe qui domine la plage de Bondi, plutôt vide par rapport à ce qu'on imaginait. Quand on pense qu'il y a une chaîne de TV dédiée aux sauveteurs de Bondi et autres plages de surfeurs du coin, ils sont fous ces australiens!


 On avance très doucement (en s'arrêtant tous les 100 m pour prendre une photo, ramasser une feuille, mettre de la crème solaire, admirer une fleur, remettre un chapeau qui tombe...etc) mais sûrement...


Notre balade est agrémentée d'une succession de jolies plages et de rochers aux couleurs et aux formes étonnantes. On s'arrêtent pour observer les surfeurs qui guettent la vague...

Les fleurs sont magnifiques, mais je ne vous en dit pas plus parce que cela fera l'objet d'une future news, à la demande express de Marc.


...Finalement, nous arriverons à la voiture à la nuit tombée (comme à chaque fois depuis que nous sommes passés à l'heure d'hiver et qu'il fait nuit à 18h00). Esteban a très très bien marché. Sur les 6,5 km, il a dû faire à peine 1km de sac à dos.

Le retour à la maison est plus chaotique. A peine rentrés dans la voiture, on voit tomber les 1ères gouttes de pluie. Et alors que notre GPS fait des siennes dans Sydney et nous embarque là où nous ne voulons pas aller, on se retrouve à tourner un peu, à stresser, et les quelques gouttes se transforment en une pluie diluvienne qui n'en finit pas. Après 30 minutes à 50 à l'heure, Marc ne voit absolument plus rien et s'arrête tout à coup au milieu d'un carrefour.

Vous allez me dire, c'est pas moins dangereux que de prendre les routes à contre-sens (oui mais ça, s'est parce que "ses vieux réflexes sont encore présents", "et puis ça n'est arrivé qu'une ou deux fois" d'après lui. Moi, je peux vous dire que ça lui est déjà arrivé au moins 3 fois avec moi dans la voiture, alors c'est sans compter les fois où je n'étais pas là). Bref, je m'égare...
Alors qu'on est à 5 minutes de la maison, on décide de s'arrêter dans une station service pour attendre que la pluie s'atténue. Esteban se réveille grelottant parce qu'il avait laissé sa fenêtre ouverte et qu'il est trempé, on procède à une chaise musicale des t-shirts (Esteban prend le miens, je prends celui de Marc... et Marc se retrouve torse nu comme un con, c'est lui qui a perdu!), Luna dort comme une masse (c'est bien la 1ère fois que ça arrive, profitons-en), et après 10 min on peut repartir. Une fois la buée enlevée, on voit nettement mieux!!!

Résultat des courses : 1h30 pour faire 35 km au lieu de 35 min annoncées par le GPS! Mais on est toujours vivants...!!!
Remarque : depuis le temps qu'Esteban nous demande "il y aura de l'orage?!" avec l'envie folle d'en voir un, il a tout raté!